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DraculiaOn met l'IA en pleine lumière.

Romans néerlandais traduits par IA de VBK : utilise-t-il de l'IA ?

Publié le · Mis à jour le

Oui, annoncé par l'éditeur. En novembre 2024, VBK, premier éditeur des Pays-Bas et filiale de Simon & Schuster, a annoncé traduire en anglais avec l'IA moins de dix romans commerciaux, avec l'accord des auteurs et une phase de relecture humaine, pour des livres numériques attendus à partir de l'été 2025. Les traducteurs ont protesté.

Stand de l'éditeur Simon & Schuster lors d'une foire du livre.
Le stand de Simon & Schuster, maison mère de VBK depuis 2024, à la Foire du livre de Londres en avril 2016.ActuaLitté, via Wikimedia Commons · CC BY-SA 2.0 ·source
Niveau
Niveau : VampiriséŒuvre majoritairement générée par IA.
Statut
Statut : DéclaréDivulgation officielle ou divulgation sur une plateforme.
Œuvre
livre, 2025, Pays-Bas
Éditeur
Veen Bosch & Keuning (VBK, groupe Simon & Schuster)
Usages
Traduction
Sources
2 sourcesPrincipale : Slator, 7 novembre 2024

Quels éléments sont concernés ?

  • Traduction : Traduction en anglais, avec l'aide de l'IA et une phase de relecture humaine, de moins de dix romans commerciaux néerlandais dont les droits anglais n'avaient pas été vendus, publiés en livre numérique, selon l'éditeur.

Qu’a annoncé VBK ?

Veen Bosch & Keuning (VBK) est le premier éditeur des Pays-Bas. En mai 2024, Simon & Schuster, lui-même racheté par le fonds KKR en 2023, le rachète : c’est sa première acquisition d’un éditeur non anglophone, rappelle Slator. En novembre 2024, VBK confirme qu’il va utiliser l’IA pour traduire certains de ses livres en anglais.

Le projet est présenté comme une expérience limitée. Selon Vanessa van Hofwegen, à la direction commerciale de VBK, il porte sur « moins de dix titres, tous de fiction commerciale ». Il s’agit de livres dont les droits anglais n’ont pas été vendus, et ne le seraient probablement jamais selon l’éditeur. Les auteurs ont été invités à donner leur accord. « Avez-vous toujours rêvé d’être lu en anglais ? », leur demandait VBK. Les traductions doivent paraître en livre numérique à partir de l’été 2025, avec « une phase de relecture » humaine.

Pourquoi les traducteurs protestent-ils ?

Ian Giles, qui préside l’association des traducteurs de la Society of Authors britannique, parle d’une « nouvelle préoccupante ». Il cite une enquête de 2024 selon laquelle un tiers des traducteurs littéraires perdent déjà du travail à cause de l’IA. « Quand le travail n’est pas perdu, les traducteurs ont du mal à augmenter leurs tarifs face à la concurrence de l’IA », dit-il au Bookseller, cité par Slator. « Si cet éditeur ressent le besoin de consulter des traducteurs ou des relecteurs humains pour ajuster le résultat, il reconnaît les défauts de cette approche. »

Un commentaire cité par Slator évoque une rémunération de « peut-être un quart » du tarif de traduction pour les missions de post-édition. Le 18 novembre 2024, l’organisation PEN America condamne le projet et appelle à investir davantage dans la traduction et les traducteurs, rapporte Publishers Weekly.

Pourquoi ce cas est-il important ?

L’annonce de VBK précède d’un an l’affaire Harlequin en France, où des traductions ont été confiées à une agence recourant à la traduction automatique. L’éditeur insiste sur l’humain : « Nous ne créons pas de livres avec l’IA : tout commence et se termine par une action humaine. »

Pourquoi le niveau « Vampirisé » ?

Le texte anglais des livres concernés est produit par IA, puis relu par un humain : l’essentiel du texte que lira le public anglophone est généré. C’est le niveau « Vampirisé ». Le statut « Déclaré » repose sur l’annonce de l’éditeur.

La réponse du créateur

Vanessa van Hofwegen, à la direction commerciale de VBK : « Nous utilisons l'IA pour aider à traduire un nombre limité de livres. Ce projet compte moins de dix titres, tous de fiction commerciale. Aucun titre littéraire n'est ni ne sera utilisé. » Un porte-parole ajoute : « Nous ne créons pas de livres avec l'IA : tout commence et se termine par une action humaine. » (rapporté par Publishers Weekly)

· Source

Chronologie

  1. VBK confirme son projet de traduction de livres en anglais avec l'IA.
  2. PEN America condamne le projet et appelle à investir davantage dans la traduction et les traducteurs.

Questions fréquentes

VBK traduit-il des livres avec l'IA ?

Oui, à titre expérimental : moins de dix romans commerciaux néerlandais traduits en anglais avec l'aide de l'IA, avec une phase de relecture humaine et l'accord des auteurs, selon l'éditeur.

Quels livres sont concernés ?

Uniquement de la fiction commerciale dont les droits anglais n'ont pas été vendus et, selon VBK, ne le seraient probablement jamais. Aucun titre littéraire, précise l'éditeur.

Pourquoi les traducteurs s'inquiètent-ils ?

Ian Giles, de la Society of Authors, rappelle qu'une enquête de 2024 montrait qu'un tiers des traducteurs littéraires perdaient déjà du travail à cause de l'IA. La post-édition est aussi bien moins payée que la traduction.

Sources

  1. Largest Book Publisher in the Netherlands Experiments with AI for English Translation, Slator, . Presse
  2. Dutch Publisher's AI Translation Plan Sparks Industry Concern, Publishers Weekly, . Presse

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